Le pavillon chinois ouvre à Venise — et c'est, cette fois, un atelier qu'on a déplacé
Pour la 61e Biennale, la Chine ne montre pas une œuvre : elle ouvre une fabrique. Aux Giardini, dans un pavillon repensé par l'équipe de la China Academy of Art, quatre artistes travaillent sous nos yeux pendant six mois. Une délégation française, conduite par Lyon, accompagne la séquence.
On entre par la lumière. Le pavillon chinois des Giardini, repensé par l'équipe de scénographes de la China Academy of Art (中国美术学院), commence là où finissait l'habitude : non pas par une œuvre exposée, mais par un dispositif d'attention. Une grande baie ouverte sur les jardins, deux verrières latérales, et au centre, une plateforme de travail de quarante mètres carrés.
C'est là, sous le regard du public, que travailleront pendant six mois les quatre artistes invités par le commissariat — trois Chinois, un artiste sino-italien. Le titre de l'exposition, donné en latin, en chinois et en italien, est lui-même un programme : Officina / 工作室 / Bottega.
Il faut le dire : ce parti pris est une rupture. Pendant deux décennies, le pavillon chinois à Venise a fait la démonstration. Cette 61e édition assume autre chose. Lire le reportage complet →
Une délégation lyonnaise s'inscrit, discrètement, dans le programme — trois étudiants français travailleront aux côtés des artistes chinois pendant la dernière séquence. La France, ainsi, ne montre rien à Venise cette année — sauf, peut-être, qu'elle apprend.