Que veut dire travailler avec la Chine, en 2026, quand on est un artiste qui n'y est pas né ? La question est plus difficile qu'il n'y paraît. Elle traverse trois ou quatre générations d'artistes — ceux qui y allaient comme on va à l'École de Paris, dans les années 1990 ; ceux qui s'y sont installés à mesure que le marché s'ouvrait ; ceux qui aujourd'hui composent, hésitent, parfois renoncent.

Cette série n'est pas une étude. C'est une suite de rencontres. Chaque mois, nous nous asseyons une heure avec un artiste qui a un rapport actif à la Chine : un film qui s'y tourne, une exposition qui s'y monte, un atelier qu'on y tient, une œuvre qui s'y comprend mieux qu'ailleurs. Nous regardons ce qu'il fait. Nous écoutons ce qu'il en dit. Nous ne tranchons pas.

Le format : un portrait de cinq à dix pages, une biographie courte, une œuvre commentée, un entretien long. Le tout, à mesure que la série avance, finira par dessiner une cartographie — un état de la conversation entre l'art occidental et la Chine, au seuil de la décennie 2026-2030.